Suite à la tentative d’assassinat du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, mardi à la Grande mosquée de Bamako, après la prière de l’Aïd al Adha, la nation dans toutes ses composantes, a condamné cet acte et exprimé son soutien aux autorités de la Transition. Des religieux à la société civile en passant par la classe politique, tout le monde a condamné l’acte et appelé les Maliens à l’union sacrée autour des autorités de la Transition.

Le Haut conseil islamique du Mali (HCIM) a condamné avec la dernière énergie, l’attaque à main armée perpétrée contre la personne du président de la Transition. Selon le HCIM, ce geste ignoble constitue une atteinte à la fois à trois symboles à savoir la Grande mosquée de Bamako, le jour de la plus grande fête musulmane et la personne du chef de l’État. Dans un communiqué conjoint, les églises catholiques et évangéliques ont condamné avec la dernière rigueur la tentative d’assassinat du chef de l’État et encouragent chaque Malien et Malienne à s’inscrire dans la dynamique de la Transition. Aussi, les catholiques et évangéliques expriment-elles leur solidarité à l’ensemble de la communauté musulmane et invitent les fidèles chrétiens à rester mobilisés dans la prière pour la cohésion nationale et la stabilité du Mali.

Au niveau de la classe politique, la Convergence pour le développement du Mali (Codem) condamne «toute agression, physique ou verbale, contraire à nos valeurs culturelles et sociétales, de surcroît dans un lieu saint». Le parti de la Quenouille invite la justice à faire la lumière sur cette affaire afin d’édifier l’opinion nationale et internationale sur les mobiles.

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) condamne également avec force et vigueur cette tentative d’agression «qui n’avait d’autres objets que de plonger notre pays dans un désordre indescriptible, compromettant dangereusement la bonne marche de la Transition en cours». Le mouvement félicite le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune II pour l’ouverture diligente des enquêtes dans le but d’éclairer la lanterne de la justice et l’ensemble du peuple malien sur ce grave incident.

Même condamnation du côté de l’Asma- CFP qui souligne que cet évènement malheureux aurait pu plonger notre pays dans une période de grandes incertitudes et hypothéquer le bon déroulement de la Transition. Tout en se réjouissant de l’ouverture d’une enquête judiciaire par le procureur de la Commune II afin de faire la lumière sur cette affaire, l’Asma-CFP réaffirme son soutien aux autorités de la Transition. L’ancien Premier ministre Moussa Mara s’est dit consterné par la nouvelle de la tentative d’attentat à la vie du président de la Transition. Il condamne fermement cet acte malveillant «qui est contraire à tout ce qui illustre notre pays» et demande aux autorités de faire toute la lumière sur cet évènement malheureux.

Quant à la Cmas de l’imam Mahmoud Dicko, elle dit que cet acte interpelle une énième fois tous les Maliens à s’unir autour de la République, alors que l’UM-RDA condamne avec la dernière rigueur cette initiative criminelle qui n’honore pas le pays.

Le regroupement Action républicaine pour le progrès (ARP), après cet acte ignoble qui vise à déstabiliser notre pays, estime que les Maliens ont besoin de cohérence et d’unité. Ledit regroupement exprime sa solidarité au président de la Transition dans cette situation déplorable et condamne vigoureusement cette attaque que rien ne peut justifier et demande que les enquêtes nécessaires soient menées et leurs conclusions rendues publiques. Pour l’ARP, les auteurs et éventuels commanditaires de cette tentative d’assassinat du colonel Assimi Goïta doivent être démasqués et leurs motivations connues.

De son côté, le président d’honneur de l’ADP-Maliba condamne fermement un acte qui, «au-delà même de la vie du président de la Transition, vise à ébranler et déstabiliser notre nation déjà fragilisée par tant d’années d’insécurité». Aliou Boubacar Diallo renouvelle son soutien au président de la Transition et demande l’ouverture d’une enquête afin de situer toutes les responsabilités. Même ton du côté de l’Union pour la République et la démocratie (URD) qui condamne avec la dernière rigueur cet «acte ignoble et inacceptable». Le parti de feu Soumaïla Cissé invite le gouvernement à rechercher et à traduire en justice, les auteurs, coauteurs et les éventuels complices de l’acte. Par la même occasion, le parti réaffirme son soutien au président de la Transition, au gouvernement et à l’ensemble des institutions de la République.

Tout comme l’URD, le Rassemblement pour le Mali (RPM) condamne avec la plus grande rigueur cet acte «lâche et incompréhensible» et invite les autorités à faire toute la lumière sur cet incident afin d’en tirer les leçons et prendre les mesures qui s’imposent. L’Adema-Pasj elle, parle de «lâche tentative d’atteinte à l’intégrité physique du président de la Transition». Ainsi, ce parti demande que son ou ses auteurs soient recherchés et traduits en justice. La Fédération nationale des associations des retraités du Mali (FNAR) a également réagi suite à l’attaque au couteau perpétrée contre le colonel Assimi Goïta et exprimé son indignation. Pour la FNAR, «cet acte rappelle dangereusement des pratiques d’une autre époque et sous d’autres cieux».

La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) condamne avec fermeté, la tentative d’atteinte à l’intégrité physique du président de la Transition, le jour de la fête de Tabaski à la Grande mosquée de Bamako. Elle invite les autorités judiciaires à rechercher, identifier et traduire en justice les commanditaires, auteurs et complices de tous abus et violations des droits humains, y compris ceux de la tentative d’atteinte à l’intégrité physique du président de la Transition.


Dieudonné DIAMA

Source : L’ESSOR

MaliwebSociété
Suite à la tentative d’assassinat du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, mardi à la Grande mosquée de Bamako, après la prière de l’Aïd al Adha, la nation dans toutes ses composantes, a condamné cet acte et exprimé son soutien aux autorités de la Transition. Des religieux à...