Des statistiques font apparaître que 60% des accidents de la circulation impliquent les engins à deux roues, en l’occurrence les motos, et que 50% des victimes sont des adolescents.

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Malgré les campagnes de sensibilisation, la route continue à faire des carnages parmi les couches jeunes, censées assurer le devenir du Mali. Multiformes, les facteurs vont de l’excès de vitesse au mauvais état des routes, en passant par la méconnaissance et le non-respect du Code de la route.

De l’incivisme à l’état pur. A côté du  mauvais comportement des usagers, l’Etat aussi a sa part de responsabilité dans l’hécatombe. S’agissant, par exemple, de la conception des principales artères de Bamako, à l’exception de  l’avenue de l’OUA, les pistes cyclables sont désespérément absentes.

Alors qu’à Ouagadougou, tout près de chez nous, tous les axes principaux comportent des pistes cyclables. Un choix technique qui a l’avantage d’éviter la promiscuité entre les motocyclistes et les automobilistes. Et d’amener les premiers à s’autodiscipliner,  d’éviter la pagaille sur la route.

In fine, c’est le nombre d’accidents de la circulation qui s’en trouve diminué, et le nombre de morts avec. Ce n’est certainement pas une panacée, mais, fort salutaire, la mesure peut sensiblement tirer par le bas le nombre des victimes de la route, comme on l’a vu avec le cas de l’avenue de l’OUA sur la rive droite.

Le hic, c’est que tout se passe comme si cette donne semblait être superbement ignorée dans les travaux de voirie auxquels on assiste actuellement à travers la capitale.

Un dernier point: il faut que les pistes cyclables soient dignes de ce nom, en respectant les normes internationales en la matière.

Yaya Sidibé            

SOURCE: 22 Septembre