Pour mieux contribuer aux actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) et les Violences sexuelles liées au conflit (VSLC), le Projet Justice pour les survivantes de la violence basée sur le genre (JUGE), avec le soutien financier de l’Union européenne et de l’Agence française de développement (AFD), a initié une formation à l’intention de 40 journalistes. Cette formation qui s’est déroulée en deux phases (11 et 12 mai et puis 13 et 14 mai) au siège de la COMADDH a regroupé des journalistes venus de Mopti, de Ségou et de Bamako. Elle a porté sur les enjeux politiques, socio-économiques et juridiques de la pratique des VBG et VSLC. La formation de la deuxième session a été assurée par Assim KONATÉ de WILDAF, assisté par Me Oumar SANGARÉ de Avocat sans frontière Mali.

 

L’objectif de cette formation était d’initier les journalistes dans les actions de lutte contre les VBG/VSLC au Mali en leur donnant des outils de compréhension sur l’ampleur et la gravité des VBG et des VSLC ; de l’impunité de leurs auteurs et des freins induits à tout processus de réconciliation.
Aussi, il s’agissait de développer les compétences des journalistes pour faire face aux situations de VBG et de VSLC ; former les journalistes à superviser, observer et couvrir les situations de VBG/VSLC sur le terrain ; former les journalistes à engager des plaidoyers auprès des acteurs clés et des législateurs pour la promotion du respect des Droits de l’homme ; outiller les journalistes afin d’opérer dans les meilleures conditions possible, récolter et partager les informations sur les cas.

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, le responsable du projet JUGE, Saifoulaye SIDIBÉ, a expliqué que ce projet a pour objectif d’améliorer la situation des droits humains au Mali et plus particulièrement ceux des femmes en ciblant les actes de VBG et de VSLC. Selon lui, les activités du projet JUGE consiste à identifier les cas de VBG afin de les porter devant les juridictions nationales et de mener des actions de plaidoyer visant à renforcer le cadre légal par l’adoption d’un texte d’incrimination des VBG et d’influencer les politiques publiques, les attitudes sociales et les processus politiques concernant les VBG et les VSLC.
« C’est pour nous un grand honneur, un réel plaisir de contribuer à la formation des journalistes dans les actions de lutte contre les VBG/VSLC au Mali. Au terme de ces journées de formations, les journalistes ont eu des compétences renforcées sur les concepts liés aux VBG et VSLC ; le système de prise en charge des cas notamment les PEC judiciaires et le cadre légal de la prise en charge ; le projet de loi d’incrimination des VBG, la médiatisation des VBG/VSLC soit les conséquences de la désinformation, la mésinformation et la mal information sur la lutte contre les VBG/VSLC ; les bonnes pratiques de l’entretien d’une victime ; la rédaction d’un communiqué de presse sur les cas », a affirmé M. SIDIBÉ lors de la cérémonie de clôture.
Il a espéré que les journalistes ainsi outillés de ces compétences contribueront efficacement à la lutte contre les VBG en particulier et contre toute forme de violence en général. Ce qui contribuera à la promotion du respect des droits de l’homme et à la bonne cohésion sociale au Mali.
Le représentant de la COMADDH a ajouté que les journalistes avaient un grand rôle à jouer pour enclencher une dynamique réelle dans la lutte contre les VBG. Il a appelé les hommes de médias à donner des informations saines et à jouer leur partition pour faciliter l’adoption d’une législation de répression.
Quant au représentant de la Maison de la presse, Mahamadou Talata MAIGA, il a apprécié le fait que les journalistes soient formés sur les contours juridiques et sociologiques des VBG. L’administrateur délégué de la Maison de la presse a invité les journalistes formés à jouer leur partition en terme de diffusion de la bonne information auprès des populations.

PAR MODIBO KONÉ

Source : Info-Matin

MaliwebSociété
Pour mieux contribuer aux actions de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) et les Violences sexuelles liées au conflit (VSLC), le Projet Justice pour les survivantes de la violence basée sur le genre (JUGE), avec le soutien financier...