Finaliste de l’édition 2016 du Championnat d’Afrique des nations, le Mali a une occasion en or pour passer au prochain tour de la compétition. Les Aigles affrontent ce dimanche les Warriors du Zimbabwe sur la pelouse du stade de Japoma, pour le compte de la troisième journée dans le groupe A de la compétition.

Les Aigles, leaders de leur poule ex-æquo avec le pays hôte, le Cameroun, affronteront les Warriors, déjà éliminés après deux défaites en autant de matches.

Les coéquipiers de Moussa Kyabou ont la mission facile certes, mais «rien n’est joué d’avance» comme l’affirme au micro de cafonline.com, le milieu de terrain défensif des Aigles.

Les protégés de Nouhoum Diané espèrent continuer sur leur lancée et rééditer performance de 2016, où ils avaient perdu qu’un seul match en six joués. C’était en finale contre la RD Congo (0-3).

Les Warriors quant à eux, joueront leur dernier match face au Mali pour sauver l’honneur, eux qui n’ont gagné que trois de leurs dix-sept matches au CHAN (7 nuls, 7 défaites). L’attaque zimbabwéenne est restée muette lors de neuf de ces dix-sept matches et n’est jamais parvenue à marquer plus de 2 buts lors d’un même match.

Une statistique qui n’inquiète guère le sélectionneur des Warriors, Dravko Logarusic qui ne pense qu’à l’avenir de sa formation, qui prépare les 5è et 6è journées des éliminatoires de la CAN 2022. Le Zimbabwe s’est présenté au CHAN 2021 avec un effectif décimé, en raison de la contamination de plusieurs joueurs par le virus de la COVID-19.

A rappeler que le Zimbabwe et le Mali se sont déjà affrontés à deux reprises au CHAN. Le Zimbabwe avait éliminé le Mali en quart de finale de l’édition 2014 (2-1) alors que le Mali s’était imposé en phase de groupes de l’édition 2016 (1-0). La belle se jouera ce dimanche à Douala.

Conférence d’avant-match – Stade Japoma de Douala

MALI

Nouhoum Diané, entraîneur des Aigles : «On est capable de faire un grand coup»

En ce qui concerne l’infirmerie, on n’a pas de problème. Mais avec cette affaire de pandémie, on prie Dieu pour qu’il puisse nous protéger tous. Après sur le plan mental, ce sont les joueurs qui sont vraiment préparés à ça. Est-ce qu’on va faire mieux qu’en 2016? Aujourd’hui, je ne peux pas répondre par rapport à ça et pour arriver en finale il faut gagner des matchs. Les matchs se suivent et ne se ressemblent pas.

On va prendre match par match. On a joué contre le Burkina et le Cameroun et aujourd’hui on joue contre le Zimbabwe. On verra si on peut se qualifier ou pas. Si on se qualifie, ce sera un plaisir pour moi de retourner à Yaoundé, parce que c’est là-bas qu’on a commencé. On espère que demain la victoire sera de notre côté.

On commence bien le tournoi. Mais après pour être favori il faut gagner des matchs. Aujourd’hui j’évite de parler [du statut de favori] à mes joueurs. Hier j’ai été clair là-dessus, on va prendre les matchs match par match. Oubliez que vous avez joué contre le Burkina, demain est un autre match. Être favori c’est de gagner les matchs, c’est pour ça que demain on va tout faire pour être performant.

Moussa Kiabou, milieu de terrain des Aigles

Le voyage a été un peu fatigant vu l’heure du déplacement et d’arrivée. Et du coup on voulait aussi le maximum de temps pour s’entraîner parce qu’on ne voulait pas laisser une journée sans s’entraîner. Alors dès que nous sommes arrivés, nous avons posé nos effets dans les chambres et nous sommes partis directement à l’entraînement. On est venu pour un objectif on ne peut même pas laisser un jour sans s’entraîner. Donc ça va, l’hôtel et la restauration. Dieu merci! L’accueil est chaleureux.

Chaque match est comme une nouvelle étape. Le Zimbabwe, c’est comme si c’était notre premier match de ce CHAN. On va tout faire pour gagner. On a un beau mental, on s’écoute, on s’entraine, on est comme une famille. Je pense que cette mentalité pourra aller le plus loin possible.

ZIMBABWE

Zdravko Logarusic, l’entraîneur du Zimbabwe : «le Mali est une équipe du niveau de la CAN»

Nous avons reçu le feu vert du gouvernement de se retrouver en équipe seulement en décembre. Mes joueurs ont eu moins de 5 séances d’entraînement avant cette grande compétition. Sans championnat et sans entraînement pendant plus d’un an, je pense que nous jouons bien et que nous faisons de notre mieux. Je n’essaie pas de trouver des excuses, mais je donne juste les faits pour que vous compreniez dans quelle situation on se trouve.

Concernant le match du Mali, le joueur qui n’est pas assez en forme et qui n’est pas en jambes ne peut pas jouer trois matches en 9 jours. Nous allons essayer de rafraîchir l’équipe en incorporant des joueurs qui n’ont pas encore joué, pour qu’ils apportent un peu de fraîcheur. Je constate qu’après chaque match, notre performance décroît un tout petit peu.

Le Mali est une équipe fantastique avec le ballon et sans ballon. Et j’en ai parlé avec mes assistants et je leur ai dit c’est une équipe de la CAN pas du CHAN et c’est mon opinion. Alors maintenant nous devons jouer l’une des équipes les plus fortes du tournoi, mais bien sûr nous ferons de notre mieux, nous n’abandonnerons pas.

Ariel Sibanda, gardien des guerriers

Nous savons que nous jouons face à une grande équipe. On nous regarde au pays et nous devons remporter quelque chose pour ne pas rentrer à la maison bredouille. On va tout donner sur le terrain.

Cafonline

Source: L’Essor

MaliwebSports
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