La sélection nationale a réalisé un parcours sans faute et, cerise sur le gâteau, elle est la seule équipe qui n’a encaissé aucun but en six journées de compétition

 

«Cette qualification pour les barrages est méritée pour tout le groupe, l’encadrement technique et le peuple malien. Nous dédions cette qualification à l’ancien président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra, décédé le jeudi 11 novembre». Ces propos de l’attaquant des Aigles, El Bilal Touré résument parfaitement le sentiment général, après la brillante qualification de la sélection nationale pour les barrages du Mondial 2022.

Dimanche, après le coup de sifflet final du match contre l’Ouganda, défait 1-0 au compte de la dernière journée des éliminatoires (but de Kalifa Coulibaly à la 18è minute), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont fêté comme il se doit le parcours réalisé par l’équipe en six journées de compétition. «On a fait un grand parcours, mais le travail n’est pas encore terminé. Les deux matches des barrages seront plus difficiles et il faut déjà se concentrer sur le sujet. L’objectif, c’est la qualification pour la Coupe du monde et on va se battre pour ça», a martelé l’attaquant de Reims (Ligue 1 française).

Le milieu de terrain de Hatayspor (D1 turque), Adama Traoré salue également le parcours de l’équipe, tout en insistant sur la nécessité pour tout le groupe de se préparer déjà pour la suite des événements. «Nous avons fait un parcours presque parfait pour les éliminatoires et les regards se tournent désormais vers les barrages.

Quel que soit le futur adversaire, les deux prochains matches seront comme des finales à négocier à tout prix. Nous savons ce que nous voulons, le plus important, c’est de nous qualifier pour la Coupe du monde», souligne celui que les supporters appellent familièrement Nos. Le défenseur du Standard Liège (Belgique), Moussa Sissako, partage l’avis de son coéquipier et assure ne pas avoir de préférence pour les barrages. «Pour les barrages, je n’ai pas de choix particulier, peu importe le nom de l’équipe qu’on croisera. L’essentiel, c’est réussir à négocier les deux matches et jouer la Coupe du monde qui est un rêve pour tout footballeur», insiste l’international malien.

Pour le défenseur de Guimarães (Portugal) Falaye Sacko, l’esprit de groupe et l’engagement sur le terrain ont été les clés de la qualification pour les barrages. «Nous allons aborder les matches de barrage avec le même état d’esprit et la même détermination. Nous avons déjà fait un grand pas vers le Mondial et nous allons tout mettre en oeuvre pour écrire une nouvelle page de l’histoire de notre football», annonce le défenseur des Aigles.

Présent, dimanche au stade d’Agadir, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a, au nom des autorités de la Transition, félicité le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers pour leur brillante qualification et affiché son optimisme pour la suite des événements. «Nous voulons aller à la prochaine Coupe du monde. Notre sélection nationale a aujourd’hui le potentiel technique suffisant pour se qualifier pour le Mondial», a salué Mossa Ag Attaher.

Au total, six pays ont obtenu leurs billets pour les barrages. Il s’agit du Mali, du Sénégal, du Maroc, de l’égypte, de la RD Congo et du Ghana. Les quatre nations restantes seront connues aujourd’hui, à l’issue des derniers matches de la 6è journée. Pour ces derniers matches, tous les regards sont braqués vers le choc entre les Lions indomptables du Cameroun et les éléphants de Côte d’Ivoire.

Les deux pays s’affrontent aujourd’hui au Cameroun et la victoire est impérative pour les Camerounais pour coiffer les Ivoiriens au poteau d’arrivée. Tout autre résultat éliminerait les Lions indomptables qui ont un point de retard sur les éléphants (13 contre 12 en faveur de la sélection ivoirienne).

Samedi lors de la 5è journée des éliminatoires, les deux cadors ont fait parler la poudre face, respectivement au Malawi (4-0) et au Mozambique (3-0). Pour mémoire, la Côte d’Ivoire s’est imposée à l’aller 2-1, grâce à deux réalisations de l’actuel 2è meilleur buteur de la Ligue des champions d’Europe, Sébastien Haller (7 réalisations, contre 8 pour Robert Lewandowski). Il y a de l’électricité dans l’air.

Envoyé spécial
Boubacar THIERO

Dimanche 14 novembre au stade d’Agadir

Mali-Ouganda : 1-0

But de Kalifa Coulibaly (19èmin).

Arbitrage de l’éthiopien Weyesa Bamlaku Tessema, assisté de ses compatriotes, Samuel Atango Temesgin et Tadesse Belay.

Mali : Ismaël Diarra Diawara, Falaye Sacko, Moussa Sissako, Charles Traoré (Hamari Traoré, 72è min), Diadié Samassékou (cap) (Mamadou Fofana, 90è min), N’Guessan R. Kouamé (Aliou Dieng, 66è min), Moussa Doumbia (Adama Traoré «Malouda», 66è min), Kalifa Coulibaly, El Bilal Touré, Lassine Sinayoko (Adama Traoré «Noss», 66è min).

Sélectionneur : Mohammed Magassouba.

Ouganda : Watenga Isma Bin Rashid, Isouma Denis, Mugabi Devis Kristofer, Lialia Haudi, Muleme Ismae, Byaruimena Bibosi (Ndhondhi Moses Waswa, 68è min), Aucho Khaus (cap), Okello Auan (Kalisa Milton, 81è min), Orit Ibrahim, Kizza Martin (Makal Steven Dese, 68è min), Bayo Kha Aziz.

Sélectionneur : Sredojenic Milutin.

Source : L’ESSOR

MaliwebSports
La sélection nationale a réalisé un parcours sans faute et, cerise sur le gâteau, elle est la seule équipe qui n’a encaissé aucun but en six journées de compétition   «Cette qualification pour les barrages est méritée pour tout le groupe, l’encadrement technique et le peuple malien. Nous dédions cette qualification...